J’ai eu la joie de donner naissance à un nouvel espace sensible, à l’Amicale Laïque du Mourillon, ce samedi 15 novembre à 9H30 précise.
Il s’appelle « Collages…tout un art ».
Désormais, chaque samedi il s’offrira là, à toute personne quels que soient son âge, ses aptitudes cognitives ou motrices ou exécutives, ou ses origines.
Il est né dans un espace d’accueil et de rencontres : une amicale d’environ 900 personnes adhérentes, un espace social, éducatif, culturel et sportif, qui se veut démocratique et laïque.
Ce samedi, cet espace et moi avons offert la possibilité d’entrer dans le monde sensible du papier et de ses variétés de texture et d’apparence…et de propositions.
Pour que l’espace sensible s’anime, vive socialement, il faut des gens qui créent dedans. Une évidence. Sinon, je peux rester dans mon atelier
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Des personnes ont répondu à l’appel. Peut être un appel intérieur ?
Dans cet espace sensible, l’enjeu n’est pas de réussir selon des critères esthétiques extérieurs à soi.
L’enjeu est d’inviter la curiosité et cette joie simple d’expérimenter, de découvrir.
Pas de pression, ni d’injonctions, non, mais plutôt suivre ce qui en nous s’anime.
Les diplômes de réussite ou les notes d’évaluation sont donnés avant d’avoir commencé. Soyez tranquille avec ça : vous avez déjà eu 20 sur 20.
A partir de là, il s’agit de vivre une expérience à chaque fois nouvelle, celle de la rencontre du moment présent. Autre chose s’ouvre. Un silence s’invite.
Ici, on peut retrouver cette liberté de découvrir, d’être curieux et de jouer. C’est absolument délicieux, comme quand on était enfant.
Cela peut aussi ouvrir à une certaine vulnérabilité. Parfois on tâtonne. Si ça vacille, si le doute est excessif et assaille, si on n’y voit plus rien, je suis là et le groupe est là aussi. C’est l’avantage de l’atelier partagé.
Alors le jeu de créer peut reprendre.
Et comment sait-on que c’est fini ?
A un moment, on ressent une certaine complétude à regarder sa création, ou de la joie, ou du calme, ou un sentiment esthétique. Ce dernier ne vient pas de critères objectifs mais plutôt subjectifs. C’est une impression intérieure. Et ce jeu créatif peut s’arrêter là.
L’objet est là sous vos yeux et ceux des autres. Il a alors sa propre existence en dehors de vous. Vous allez le ramener chez vous et continuer d’interagir avec lui. Parfois finir peut prendre plusieurs séances. Le rythme est individuel.
La création, c’est vivant et interactif.
Ça ouvre des espaces en soi.
C’est régénérant.
Dans le fond, la création est une performance intérieure qui procure émotions, action, partage.
Une performance nourrissante pour soi et les autres qui n’exclût ni vulnérabilité ni sensibilité.
« Quel moment privilégié que ce partage », fut le sms d’une participante après.
La semaine prochaine et celle d’après vont naître deux nouveaux espaces sensibles au sein du collectif SuperNova à Toulon. Suivez mes publications !
Un autre lors du festival Éclat d’art organisé par le Club des Six le 29 novembre à La Valette. Pareil, suivez mes publications.
J’adorerai en faire naître ailleurs, notamment en entreprise, dans des collectifs, en institution sanitaire, sociale,… C’est un très bon « remède » contre la torpeur, l’ennui, l’isolement et la souffrance.
Et vous, avez-vous une place pour l’appel du sensible ?
Est-ce que cet espace de création qui crée du lien pourrait vous faire envie ?
Auriez-vous envie qu’on en parle ?
Je vous remercie de commenter parce qu’ici aussi, c’est un espace vivant.

. Une évidence. Sinon, je peux rester dans mon atelier
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